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11/02/2015

La Dramstars – another eye on the suburbs




La voyante, 45,71x26,46 cm, 2013


The suburban housing estates (in French ‘la cité’) are always a contentious issue for the society. Whereas they are involved in many discussions, the situation does not seem to really change and on the contrary appears to feed many clichés on some populations, not helping their proper integration. Indeed, this is the same stereotypes we see and hear again and again on the media, with an over-representation of the same anecdotes in all politics speeches, fantasized on documentaries as well as television reports. For all these reasons, the cité, especially at night, is evoking a troubling/disturbing imaginary.
However, this picture can be positively shade with the use of photography to reveal a divergent look. This is an excellent medium to capture things unsaid and the anxiety underlying within a scene, to symbolize some situations and to translate a whole event or era in a single moment.

The black and white and sometimes colorful pictures of Dramstars denote an interesting detachment of the autor from cité’s scenes but at the same time keep a strong relationship between identity and memory.  These photographs were taken with a multi-disciplinary approach, melting up analytics, documentary and art to better question the cité’s stereotypes: they are illustrating the profuse life of the suburbs at day light just as well as the fixed emptiness of the streets at night. Alternatly striking, touching or intriguing, these photografs offer a unique eye on the cité.



Banlieue.... En caisse, 45,86x25,08 cm, 2013




Le quartier a des yeux, 46,08x30,72 cm, 2013


Why did you chose photography as a support for your art ?

Photography has a powerful ascendant on people when it deals with transmission. With time going on and first-hand technology becoming more and more wide-spread (even on your mobile phone !), I privilege the pleasure of capturing moments compared to the desire of really transfering a message. I have always been keen on photography, however I professionalized thanks to relatives who bought me a decent camera in 2011. With the goal to progress, I looked for professional critics and then showed my work to some cultural centers. I participate among others projects to the creation of with other professional photographers: la femme plurielle, à tort et à corps (the plural forms of women, wrongly and physically).





Asseyons nous..., 40,96x30,72 cm, 2012






La princesses du ghetto, 26,25x40,41 cm, 2013 


What are the main technics you like working with ?

I am still enhancing my work with film cameras for day-light pictures, so generally, I use digital camera, especially for night shooting. I mainly compose with the model long-pause and movement: this helps creating this fuzzy effect and perception of movement, in opposition to the staid aspect of concrete and iron. Finally, I like playing with different exposures to obtain sepia, bluish or old-fashioned results.






Désolation, 46,03x30,79 cm, 2014






CDPDV, 44,40x27,28 cm, 2013






Banlieue la chapelle Paris I, 39,98x21,38 cm, 2012


How did come up with snapping the cité?

I want to show the world I know. I was born in a cité and I know most of the people on my photographs. I want to highlight the multiple identities of the suburbs. By showing real evidence/testimony of the cité’s life and by re-humanizing people that are living in, I want to stop with the frighten aspect of the suburbs which is to me a skewed reflect but still in most people mind. Pictures allow to create a sociologic discussion via impacting visuals and to break stereotypes by presenting moments that are simply unique.





Sans titre 5, 46,08x30,72 cm, 2013






Tâche, 2013, 44,87x26,34 cm


Dramstars’ photographic work, both artistic and social-oriented, proposes a personal but powerful vision of the routine rhythm in the cité. As it is appreciated from the inside, it offers a real sociologic and aesthetic interest. That’s why I strongly advise the reader to take a look at the artist’s page and discover more about this work.

http://ladramstars.wordpress.com/

http://www.ladramstars.com/

https://m.facebook.com/LoeilFlingueParLaDramstars

25/10/2014

La Dramstars, un autre œil sur la banlieue





La voyante, 45,71x26,46 cm, 2013.

Les cités de banlieue forment un sujet de société en débat de manière si récurrente qu’il peut sembler presque banal, néanmoins, sa fréquente mise en discussion ne semble pas parvenir à obtenir de changement réel de la situation et, au contraire, alimente souvent des clichés sur certaine tranches de la population qui ne facilitent pas leur intégration. En effet, les mêmes stéréotypes sont incessamment propagés par la surreprésentation de multiples faits divers relayés par les médias, employés comme argument dans les discours politiques et mis en scène dans des fictions, des reportages, des documentaires. Ainsi, le cadre de la cité de banlieue, en particulier la nuit, évoque un imaginaire inquiétant. Néanmoins cette image négative peut et doit être nuancée et le biais la photo peut se faire le support d’un autre regard. Ce médium permet de saisir les non-dits et les tensions sous-jacentes, de symboliser des situations, de traduire un événement ou même une époque par la mise en scène d’un instant.
 Les photos en noir et blanc ou en couleur de la Dramstars traduisent un recul intéressant sur les scènes de banlieue et entretiennent un lien étroit avec l’identité et la mémoire. Réalisées dans une démarche à la fois analytique, documentaire et artistique, elles questionnent les stéréotypes associés aux banlieues  et présentent aussi bien la vie foisonnante qui s’y déroule en journée que le vide de ses rues la nuit. Tour à tour frappantes, touchantes ou intrigantes, ces photographies offrent un point de vue unique sur la cité.

Banlieue.... En caisse, 45,86x25,08 cm, 2013.

Le quartier a des yeux, 46,08x30,72 cm, 2013.

Qu’est ce qui vous a poussé vers la photographie ?

La photo possède un pouvoir de transmission très important. Avec le temps et la généralisation des appareils photos de bonne qualité sur les téléphones portables, le plaisir de saisir des instants a surpassé mon besoin de transmettre. Cependant, si j’ai toujours été intéressé par la photo, ce sont mes proches qui m’ont poussé à devenir professionnel et à acheter mon premier appareil photo digne de ce nom en 2011. J’ai ensuite cherché à obtenir des critiques de professionnels pour avancer et j’ai présenté mon travail à différents centres culturels, notamment un centre de formation où j’ai pu participer à la création d’un livre avec d’autres photographes professionnels : la femme plurielle, à tort et à corps.

Asseyons nous..., 40,96x30,72 cm, 2012.

La princesses du ghetto, 26,25x40,41 cm, 2013.

Quelles sont vos principales techniques ?

Je suis encore entrain de perfectionner la technique argentique pour les photos de jour, en général j'emploie la technique numérique, surtout pour les photos de nuit. Je travaille principalement à la pause longue, avec un mouvement du modèle ; cela créé un effet de flouté exprimant le mouvement, qui s’oppose à l’aspect hiératique du béton et de la ferraille. J’emploie également différents effet  pour des rendus sépias, bleutés ou anciens.

Désolation, 46,03x30,79 cm, 2014.

CDPDV, 44,40x27,28 cm, 2013.

Banlieue la chapelle Paris I, 39,98x21,38 cm, prise en 2012.

Comment en êtes vous venu à photographier les cités de banlieue ?

 Je montre ce que je connais. Je suis issu de la banlieue et le plus souvent je connais bien les gens que je photographie. Je veux mettre en lumière la pluralité des identités de la banlieue, aussi bien la solitude qui y règne la nuit que la vie fourmillante qui y suivait son train quelques heures auparavant. Il est important de briser le reflet déformé de la banlieue qui « fait peur », qui est encore souvent présent dans les esprits, en présentant des témoignages réels de la vie dans les cités et en humanisant les personnes qui y vivent. Les photos permettent de créer un discours sociologique par le biais du visuel et de briser les stéréotypes en montrant des moments uniques.

Sans titre 5, 46,08x30,72 cm, 2013.

Tâche, 2013, 44,87x26,34 cm.

Le travail photographique de la DramStars, à la fois artistique et social, propose une vision personnelle et percutante du rythme routinier de la vie de banlieue vue de l’intérieur et comporte un intérêt sociologique et esthétique frappant. J’invite le lecteur à se rendre sur sa page web afin d’en découvrir d’avantage sur son travail: